Concert augmenté
Tout terrain
Tout public

Au Cœur De l'Ordinaire

de la messe de Nostre Dame de Machaut


Plongez au cœur du quotidien chamboulé d’une petite chorale du Moyen-Âge chargée par le roi de France
d’interpréter une œuvre révolutionnaire pour son couronnement, la messe de Nostre Dame de Guillaume de Machaut !

Avec humour et une touche de modernité...

Ensemble Poursuite vous fera découvrir ou redécouvrir ce chef-d’œuvre de l’art choral radicalement avant-gardiste, cette messe de Nostre Dame qui popularisa la musique polyphonique et préfigurera un univers sonore à la base de bon nombres de musiques actuelles. Réinterprétée à dix voix et avec des instruments modernes dans une scénographie énergique et immersive, cette pièce constitue la colonne vertébrale d’un concert choral mâtiné de théâtre burlesque, conçu pour montrer que l’art et les questions qu’il suscite sont intemporelles !

À travers cette aventure musicale et théâtrale, ce concert/spectacle explore les tensions entre tradition et innovation,et les peurs que suscite le changement et la force du collectif face à l’inconnu. Un miroir tendu à notre époque, qui pose une question : comment surmonter nos angoisses individuelles pour imaginer un avenir commun ?

Une version originale et moderne de la très avant-gardiste Messe de Nostre Dame de Guillaume de Machaut...

Composée entre 1360 et 1365, la Messe de Nostre Dame est considérée comme la première messe polyphonique complète écrite par un seul auteur. Ses harmonies, annonçant déjà le goût des dissonances, et ses rythmes complexes en font un objet étrange et atemporel, source d’inspiration pour bon nombre de compositeurs plus proches de notre époque comme Igor Stravinsky ou Pierre Boulez.

Bien que les interprétations modernes préfèrent souvent une lecture a cappella, certains musicologues s’accordent à dire que cette messe était doublée par des instruments. Nous proposons ici notre lecture de cette œuvre en soulignant son modernisme par l’utilisation d’instruments du XXIème siècle. Flûtes, accordéon, percussions, guitare et basse électrique viendront colorer de manière puissante et originale ce chef-d’œuvre de l’Ars Nova, lui conférant une atmosphère hors du temps, idéale pour amener l’auditeur à faire les liens entre le moyen âge et notre époque. Guillaume de Machaut, génie créateur et complice d’un autre temps, dans la lignée des troubadours médiévaux, mêle poésie et musique pour exprimer ses idées et sentiments, démarche analogue à celle que nous utilisons dans nos créations. Son écriture se prête donc aisément au symbolisme et aux légers anachronismes développés dans le texte. À la messe, s’ajoute donc quelques chansons du même compositeur.


Ce spectacle est co-produit par la ville de Montval/Loir la Castelorienne centre de culture, le département de la Sarthe et la compagnie Ensemble Poursuite.

Texte

Clément Kalsa

Mise en scène

Édouard Monjanel

Musiques

Guillaume de Machaut

Avec

Laure Petit
Faustine Rousselet
Marine Delagarde
Laure Molter
Axelle Corteel
Balthazar Serna
Édouard Monjanel
Léo Guillou-Kérédan
Paul Campana
Numa Leparoux

Décors

Florentin Jeanneau

Le mot de l’auteur

Quand Guillaume de Machaut compose en 1360 sa Messe de Notre Dame, inspiré par l’art populaire, il ose mêler des mélodies profanes à la musique sacrée. Un pari risqué à l’époque ! Certains crient au sacrilège, d’autres y voient une façon lumineuse de rendre le divin plus proche, plus vivant.

Pour moi, cet épisode marquant de l’histoire de l’art français et européen a valeur d’exemple : il incarne à merveille cette tension fertile entre tradition et innovation. Et c’est précisément cette énergie que nous voulons retrouver sur scène avec ce spectacle. En racontant cette histoire avec légèreté et humour, à travers les regards de ceux qui l’aurait vécue, nous cherchons à interroger notre présent. Que faire quand la peur du changement prend toute la place et personne ne parvient à écouter les inquiétudes de l’autre ? Peut-on imaginer un avenir commun sans un présent partagé, à une époque où chacun reste campé sur ses certitudes ?

Cette pièce pose des questions, bien sûr, mais elle tente aussi d’ouvrir une voie : celle du dialogue. Elle donne la parole aux craintes comme aux espoirs, pour construire quelque chose ensemble.

En mettant en scène des personnages du quotidien, pour qui l’art est un métier, une passion, une pratique spirituelle aussi, j’ai voulu communiquer au public un sentiment d’appartenance.

Dans ce cadre, le chœur devient plus qu’un groupe qui chante : il devient le symbole d’une intelligence collective, capable de dépasser les divisions et de faire résonner l’harmonie dans la diversité.

Car au fond, c’est bien de cela qu’il s’agit : retrouver le courage d’écouter l’autre, d’accueillir ce qui bouge, ce qui dérange, ce qui transforme. Rouvrir des espaces communs, où chacun a sa voix, sa place, son rythme. Faire du vacarme du monde une polyphonie vivante. Et croire, encore et toujours, que l’art peut allumer des feux, relier les âmes et raviver notre foi dans un imaginaire collectif !

Clément Kalsa